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Texte tiré du catalogue des résidences "Ecritures de lumière"

Les grands événements arrivent comme les chats, à pas de velours. Discrètement arrivée dans notre lycée professionnel de Châtellerault situé dans une cité autrefois chaudement animée, elle nous a rapidement séduits. Trop cool ! Accueillie par le prof d’arts appliqués, et encadré par romain l’animateur culturel, elle a pu s’exprimer en toute liberté. Vitalité, regard lumineux, un bel accent et un contact chaleureux. Etrangère, parisienne, japonaise, américaine, elle a ouvert notre espace public de sa douce familiarité, et, tranquillement, en prenant le temps, commencé son expérience. Mener son combat au lycée, le faire partager, le prolonger et le nourrir. Créer et donner des gestes à voir et en articuler des vues. Faire vivre la classe au rythme de l’attente et de la création. Chaque fin de semaine, Paris nous la reprenait. Elle nous revenait avec les développements et de nouvelles perspectives. Elle est venue nous parler de photos, d’écritures de lumière, de résistance, et de petits gestes du quotidien qui sauvent. C’est parti!... Fabrication! Œuvre d’art, photographie de classe, journal personnel et portraits, le monde est fait de cette matière. Mais qui fait mon portrait ? Qui me fige dans l’espace intime des autres ? Pour apprendre à se raconter dans ce qu’il y a de plus commun, une photo de classe ou une photo pour mes amis du blog. Miki entraine le groupe au cœur de l’intime et du collectif, étrange combat mené par les élèves, car parler de soi devant une caméra est difficile, on s’expose il faut franchir un film plastique celui qui fige l’autre en public. Mon premier blog est privé, public ? Le monde moderne a besoin de Miki. Jean-Michel Denis